Accueil Date de création : 05/01/08 / Dernière mise à jour : 01/07/08 11:47 / 41 articles publiés
 

Chuck contre l’Invasion des USA (Monocritiques explosives) posté le mardi 01 juillet 2008 11:46

Blog de hoke : Plein la gueule (Anthologie du film bourrin), Chuck contre l’Invasion des USA

Jugez plutôt : un méchant russe défiguré gardant un souvenir traumatisé de sa dernière confrontation avec Chuck, décide d’organiser un débarquement Soviétique aux Etats-Unis et d’envahir le pays. Mais c’est sans compter avec Chuck, qui n’a pas dit son dernier mot…

Un pitch totalement improbable, un méchant caricatural, un héros indestructible et un alignement de scènes d’action toutes plus marrantes les unes que les autres, Invasion USA est sans conteste LE chef-d’œuvre de Chuck Norris. Sans rire : de tous les films avec lui que j’ai pu voir jusqu’à présent, c’est pour le moment le seul que je peux revoir avec plaisir. Ceci dit, je ne les ai pas encore tous vus… il y a peut-être d’autres perles dans sa filmo qu’il me faut encore découvrir.

Invasion USA est en tout cas très représentatif de la vague de héros d’action bodybuildés à la mode dans les années 80. Avec sa chemise grande ouverte, son jean moulant et son holster en cuir marron, Norris s’est créé un personnage-type dont je m’étonne encore qu’il ne l’ait pas repris dans une ou plusieurs suites. Pour le coup, je le regrette, car le film est plutôt bien foutu et ses punchlines sont particulièrement nombreuses et savoureuses. A voir évidemment en VF, pour profiter encore plus de l’immédiateté de ces phrases (d’autant que les traducteurs ont fait de très gros efforts pour rendre les textes spectaculaires).

Chuck n’a aucun point faible dans ce film ; c’est aussi ce qui en fait le charme, comme Schwarzenegger dans Commando (sorti la même année) : l’hypocrisie qui consiste à créer un suspense de courte durée en essayant de nous faire gober que le héros court un quelconque danger régulièrement dans le film, est totalement abandonnée. Le réalisateur se concentre donc sur la manière dont Chuck dessoude les méchants, rendant le film bien plus sincère dans sa démarche, et plus spectaculaire dans ses actions.

Jusqu’à nouvel ordre (peut-être le premier Delta Force ou les Porté Disparu me feront changer d’avis ?), Invasion USA (Joseph Zito, 1985) est le film de Chuck Norris qu’il faut voir. Je vous le recommande fortement.

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Critiquons en choeur, mes frères! (façon de parler) (Bousillages d'autres genres) posté le samedi 28 juin 2008 01:55

Blog de hoke : Plein la gueule (Anthologie du film bourrin), Critiquons en choeur, mes frères! (façon de parler)

Le temple d’or (Firewalker, Jack Lee Thompson, 1986)

Le grand Chuck Norris dans ses basses œuvres. Le temple d’or est un sous Allan Quatermain et les mines du roi Salomon, qui est lui-même un sous Indiana Jones. Filmé n’importe comment, il nous donne droit à un alignement ridicule de scènes idiotes. Pas la moindre punchline Norrissienne provocatrice à se mettre sous la dent, la blonde de service est plus maligne que les deux acolytes héros du film (Chuck et Louis Gossets Jr.) Même les bastons sont molles, c’est dire !

Même pas drôle, l’ennui prévaut. Je passe.

 

Superman III (Richard Lester, 83)

Je ne suis pas très fan de Superman dans tous les cas : je le trouve falot et chiant, et puis je n’arrive pas à admettre que ce type puisse changer d’identité –et surtout ne pas être reconnu- en se contentant de chausser des lunettes. Le troisième opus de la série originelle avait une sale réputation, la faute à des producteurs sans scrupules qui avaient récupéré les droits et fait un film à moindre coût pour s’en mettre plein les fouilles… et force est de reconnaître que ce film est encore plus ridicule que les précédents. Les situations sont abracadabrantes et les effets spéciaux à vomir. Ceci dit, pris au 8000e degré, c’est assez savoureux (il faut voir le sérieux de Christopher Reeves, volant le bras tendu en avant sur fond de matte-paintings foireuses !) Mais à tout prendre, il vaut mieux voir autre chose.

 

Truands (Frédéric Schoendorffer, 2007)

C’est cruel de revenir sur ce ratage complet, dont on dirait qu’il a été réalisé par un étudiant qui n’aurait pas écouté ses cours de cinéma. D’autant que les deux premiers longs du réalisateur étaient plutôt exceptionnels. Dans celui-là, rien à sauver : le jeu des acteurs est ridicule (le pompon absolu à Philippe Caubère, l’homme pour qui les termes surjeu et cabotinage ont été inventés), les rares scènes d’action sont filmées en pensant à autre chose, les transitions sont d’une maladresse à faire peur, et la conduite du récit est, au mieux, totalement à côté de la plaque. Et encore, mon jugement n’est pas dicté par la déception car je n’attendais rien de ce film, vu les critiques assassines qui l’avaient accueilli à sa sortie.

 

A sound of thunder (Peter Hyams, 2003)

Probablement le film le plus maudit du début de ce siècle. Dès l’étape de la pré-production, il a eu du mal à se monter : des retards, des désistements, Pierce Brosnan qui devait avoir le rôle principal, puis qui s’est désisté. Probablement la décision la plus sage de toute sa carrière. Une fois filmée avec Edward Burns à la place, l’ « œuvre » a eu encore un tas de problèmes, des coupes dans  le budget, d’autres retards, qui ont fait que tout le monde a préféré le mettre au placard plutôt que de le sortir. Le studio a fini par nous le donner en pâture en direct-to-video, et on en comprend la raison : les effets spéciaux ne sont pas terminés ! Les trois quarts du film contiennent des effets numériques, et ils ne les ont pas finalisés ! Il arrive souvent qu’on ait d’ailleurs l’impression qu’ils ont laissé les images de prévisualisation dans le montage… ce film est une bérézina complète, et pourtant, en le voyant, je me suis dit que s’il avait pu être terminé, il aurait pu être pas mal… le scénario, bien que très tiré par les cheveux (c’est de la SF à base de voyage dans le temps, ça peut pas être rationnel de toute façon !) est équilibré, les personnages sont assez intéressants, et les péripéties bien réalisées, si on ne tient pas compte des effets spéciaux complètement restés au stade embryonnaires. Dommage, au fond.

 

Quatre étoiles (Christian Vincent, 2006)

Une comédie romantique, Française de surcroît, ce n’est pas un film vers lequel on se dirige avec facilité. On s’attend à voir surgir la réflexion sociale à tous les coins de plan… Mais ô miracle ! Que voilà une histoire rondement menée, avec peu de rôles différents, mais tous savoureux et très-très bien incarnés par leurs acteurs respectifs. Isabelle carré, abonnée aux rôles de jeunes filles éthérées et névrosées, s’éclate dans celui d’une jeune femme lumineuse décidant de faire fi des conventions sociales le temps de profiter d’un petit héritage en claquant tout son fric sur la côte d’Azur. Là-bas, elle croise un homme dont le comportement exubérant l’intrigue et l’attire irrésistiblement. Elle entreprend de le séduire par tous les moyens, quand bien même il ne montre pas le moindre signe d’attirance pour elle. José Garcia est lui dans un registre qu’il connaît par cœur, et fait des merveilles en parvenant à donner chair à un personnage d'escroc sans passé et sans avenir, qui vit et n’existe qu’au jour le jour.

 

Seuls two (Eric & Ramzy, 2008)

Pas très marrant. Un peu chiant. Filmé comme un téléfilm France 3. Si peu d’enjeux dans l’histoire que la tension a tendance à s’évanouir très vite, ne laissant place qu’à un joli concert de bâillements. La liste des défauts est longue. Celle des points positifs l'est moins: oui, les images de Paris totalement vides sont impressionnantes, oui c’est rigolo de voir Eric et Ramzy cabotiner en jouant avec le mobilier. Cinq minutes. L’histoire commence vraiment-vraiment très tard à pointer le bout de son nez, et les paupières sont déjà très lourdes à ce moment-là. Tous les acteurs sont mauvais, et les principaux aussi : ils ne jouent pas, ils jouent à jouer. C’est tout le problème de leur humour infantilisant : on ne peut pas construire de personnages crédibles dessus. Un peu de distance, c’est marrant, trop, c’est chiant.

Et là, comme dans leurs autres films, c’est chiant. Mais je n’ai pas encore vu Steak.

 

 

 

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Chuck remercie la seconde équipe pour Delta Force 2 (Monocritiques explosives) posté le mercredi 25 juin 2008 17:00

Blog de hoke : Plein la gueule (Anthologie du film bourrin), Chuck remercie la seconde équipe pour Delta Force 2

Je rattrape mes carences en Chuck, en ce moment. Tout ce qui passe et qui contient un peu de Chuck dedans, je regarde. C’est un monument du cinéma bourrin, et je connais vraiment trop peu ses déboires ! Impardonnable. Delta force 2 : the colombian connection (Aaron Norris, 1990) fait apparemment partie de ses chefs d’œuvre, ce qui nous donne une indication très précise sur le niveau de médiocrité absolue de sa filmo (et Pourtant, je suis coulant avec les vieilles gloires du cinéma d’action.)

Le plus impressionnant dans ses films, maintenant que j’en ai vu assez pour me faire une idée assez correcte de ce qu’a été sa filmo, c’est de voir à quel point  ils sont représentatifs d’une manière de fabriquer le film d’action dans les années 80.

En premier lieu, toutes les scènes  de baston répondent religieusement au précepte de montage dominant de l’époque : « si tu veux que le coup porté ai l’air plus violent, ralentis le plan qui précède le coup pour augmenter le contraste ». Il n’y a pas une seule exception dans tout le film : à chaque mandale, à chaque coup de feu, on a droit à notre Chuck / tireur / sniper / castagneur / adversaire / méchant / acolyte au ralenti dans le plan d’avant.

L’autre trait dominant des films de Chuck Norris et à fortiori ce DF2, c’est qu’il est extrêmement aisé de faire la différence entre les plans tournés par l’équipe principale et les plans de la seconde équipe de tournage. C’est bien simple : partout où l’action ne contient pas Chuck a l’image, ça a été filmé par la seconde équipe. La scène a été filmée sous plusieurs angles, certains au ralenti, on ne voit pas ou peu le visage des acteurs, et souvent ce sont des plans de types qui sautent sur un trampoline pour donner l’impression qu’ils ont été soufflés par l’explosion du plan d’avant. Et parfois, dans un élan de bravoure cascadesque, ils font un plan AVEC l'explosion derrière, comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus.

Les plans sur Chuck, c’est le réalisateur qui s’en est chargé. Chuck scrute l’horizon, méfiant, ou traverse le décor d’un air concerné, ou lance un grappin, ou encore prend un méchant à revers en lui mettant un coup de tatane bien placé.

Résultat, les regards personnage / objet regardé, explosion / réaction,  les types dans l’hélicoptère / les types qui tirent sur l’hélico, les champ et les contrechamp sont tous filmés séparément. Le tout monté nous offre de grands moments d’incohérence : les acteurs ne regardent pas souvent au bon endroit, ou ont des réactions étrangement artificielle au regard de l’évènement majeur auquel ils sont en train de participer ou d’assister…

Pour toutes les scènes d’action, le réal n’oublie jamais de faire un gros plan de réaction de Norris. Et c’est incroyable de voir à quel point il joue faux. Pourtant, il n’y a pas grand-chose à faire : réagir à une explosion qu’il a souvent lui-même provoquée, regarder la direction à prendre, ou des trucs dans le genre… mais il est ultra faux : ses réactions me font penser aux acteurs de Star Wars Episode 1 jouant sur fond vert et ne sachant pas quoi fixer du regard. Sauf que Chuck, lui, même s’il n’a pas vraiment l’objet du contrechamp devant lui, est au moins dans les décors ! Même ça, ça ne lui permet pas de jouer correctement.

Alors imaginez une seconde Chuck Norris jouant devant un fond vert… ça doit donner !

Le seul et unique chef d’œuvre de Norris que j’ai vu à ce jour reste donc Invasion USA. Un film mythique, à prendre au quinzième degré, mais vraiment génial. Il faudra que j’en fasse une chronique un de ces jours…

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Il faut le voir pour le croire: Tomb Raider 2 (Monocritiques explosives) posté le vendredi 20 juin 2008 11:47

Blog de hoke : Plein la gueule (Anthologie du film bourrin), Il faut le voir pour le croire: Tomb Raider 2

Ce foutage de gueule ! Décidément, Jan de Bont n’aura fait qu’un seul bon film dans sa vie de réal : Speed 1. Et tout le monde sait pourquoi maintenant : c’est John McTiernan qui avait bossé dessus avant lui, avant de passer la main, pensant que finalement un film avec un bus lancé à toute vitesse, ça risquait de ne pas faire une seule entrée… Depuis, De Bont n’a fait que des daubes : Speed 2, twister, le remake de la maison du diable. Tomb raider premier du nom n’était déjà qu’un alignement de scènes d’actions mal foutues, poseuses et ridicules, filmées avec douze caméras par le tâcheron Simon West. Au montage, il a dû se trouver incapable de faire des choix cohérents, et a donc décidé de mettre TOUS les angles pour chaque scène, rendant le film totalement illisible en plus d’être ridicule.

De Bont fait presque aussi bien : il se dit qu’il va faire de Jolie une James Bond au féminin. Nous avons donc droit aux clichés liés à 007 : les belles bagnoles, les cascades les plus tordues les unes que les autres, les gadgets bizarres, et les 800 décors différents… mais ça ne fonctionne ab-so-lu-ment jamais. Gerard Butler joue les Tomb raider boys (équivalent masculin de la James Bond girl), mais il ne sait pas vraiment où se mettre ni quoi exprimer, alors il fait le con. Angelina Jolie est pour le coup très jolie, toujours filmée sous l’angle le plus avantageux, ce qui donne lieu à un festival de haussements de sourcils, de mouvements de lèvres et de contre-plongées mettant en avant les parties proéminantes de son anatomie… mais tout ça n’a pour effet que de nous réveiller de notre léthargie une fois de temps en temps.

Vous croyiez qu’il était impossible de faire pire que Tomb Raider ? Voyez Tomb Raider 2, le berceau de la vie (2003).

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Deux jours -hilarants- de massacre (Bousillages d'autres genres) posté le mardi 17 juin 2008 20:14

Blog de hoke : Plein la gueule (Anthologie du film bourrin), Deux jours -hilarants- de massacre

Qui a aimé Kennedy et moi (Sam Karmann, 1999) ou Le mouton enragé de Michel Deville (1974) aimera le dernier film de Jean Becker, car le plaisir cathartique du visionnage est exactement le même. Dans Le mouton enragé, Jean-Louis Trintignant incarnait un personnage qui décidait du jour au lendemain de mettre de côté sa conscience, et commençait à faire tout ce qu’il n’osait pas faire jusqu’alors… il devenait une véritable bombe sociale, explosant toutes les strates de la petite société qui l’entourait. Un film absolument jouissif, autant que peut l’être Deux jours à tuer, où cette fois, c’est le personnage incarné par Albert Dupontel, qui pète un câble sans raison apparente, et pendant deux longues journées envoie joyeusement balader toutes les attaches sociales qu’il avait patiemment construites du haut de ses quarante deux ans. C’est peu de dire que l’effet est cathartique de voir Dupontel balayer son emploi et sa boîte d’un revers de la main, foutre en l’air son couple, cracher à la gueule de ses amis… voilà un film qui vous empêchera de taper sur le premier automobiliste venu qui vous aura tendu un doigt bien haut pour une raison quelconque. Il ne se limite cependant pas seulement à un alignement de scènes « comiques » (j’ai mis des guillemets parce que la teneur comique des séquences de destruction sociale sont probablement une question de point de vue). La grande réussite de Deux jours à tuer réside dans le talent du réalisateur à nous faire subir la douche écossaise : autant on rigole dans la première moitié du film, autant on pleure dans la deuxième partie. En découvrant lentement les raisons profondes du mal-être du personnage, Becker s’autorise quelques fausses pistes bien amenées, qui échelonnent les révélations et permettent d’entrer plus profond dans la psyché blessée de Dupontel, et provoquant une empathie bienvenue. La chute finale relativise peut-être un peu trop la révolte du personnage, mais on n’en a cure : ce film fait du bien. Il est d’ailleurs porté par un bon bouche à oreille, espérons qu’il fera un bon nombre d’entrées.

Pour finir, une remarque sur la mise en scène : Becker a abandonné ce qui faisait jusqu’à maintenant sa marque : un filmage extrêmement classique, pour ne pas dire parfois poussif (même s’il fonctionnait finalement très bien sur Les enfants du marais et Effroyables jardins), pour s’essayer à la caméra à l’épaule et une image pas toujours très nette. Plus dynamique, le film paraît du coup moins enfermé dans un écrin de mouvements de caméra parfaits comme ça avait pu être le cas dans certains de ses précédents films.

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