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Le jour de la prise de conS.W.A.T.  (Hecatombe d'articles) posté le mercredi 16 janvier 2008 14:16

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Je me souviens très précisément du jour où j’ai pris conscience que le cinéma d’action, c’était de l’histoire ancienne. C’était en 2003. SWAT venait juste de sortir, et comme un gros bourrin que je suis, je me suis précipité en salle pour le voir dès le premier jour.

Toute ma vie je me rappellerai de mon entrée dans la salle. Je suis arrivé en avance, mais la salle était déjà quasiment pleine. Le public était en effervescence. L’impatience suintait de tous les côtés. Un public majoritairement masculin, majoritairement adulte, mais qui ne voulait qu’une chose, la même que moi : de la baston avec des flingues.

C’est à ce moment que je me suis dit que ça faisait très longtemps que je n’avais pas vu cette impatience, longtemps que je n’avais pas vu autant de gens pour une séance de film d’action. Longtemps qu’on n’avait pas vu de film d’action qui promette de nous en mettre plein la vue.

Ce n’est pas avec celui-là qu’on a été servi, mais je suis sorti pour la première fois de la salle avec un petit sentiment de nostalgie. Jusque là, je m’étais toujours dit que les films d’action seraient toujours monnaie courante, qu’il en sortirait chaque année comme il sort chaque année tout un tas de comédies romantiques. Le cinéma d’action était immortel, évidemment !

J’étais allé voir un film dont j’espérais qu’il m’offrirait à voir un spectacle comparable à tous ces joyaux qui ont jalonné mon enfance : les Schwarzenegger, Stallone, Mel Gibson, Van Damme, Willis et cie. Et cette séance de S.W.A.T. m’a juste montré de manière définitive que les joyaux en question étaient passés de mode. Leur style décomplexé, leurs héros charismatiques et caricaturaux, les intrigues minimalistes faisant fi de tout politiquement correct dans le traitement de la violence, tout ça, c’était du passé.

Je vivais encore dans l’illusion naïve et autocentrée que le genre « action » était encore le genre préféré des p’tits jeunes, comme moi… mais je devais me rende à l’évidence, je commençais à me faire vieux.

 
 
        Cinq ans plus tard, alors que nous sommes en plein revival 80’s, et que par bonheur le film d’action fait partie des reliques déterrées par les nostalgiques, je m’accroche avec passion à ce qui sera probablement la toute dernière vague sérieuse de sorties de films du genre. Dans un ou deux ans, le film d’action à la eighties fera définitivement partie du passé. Nos gosses parleront de nos héros de cinéma comme nous avons parlé des héros de nos parents : Steve McQueen, Kirk Douglas, John Wayne ou Burt Lancaster : des vieux types dans des vieux films démodés. Et puis un jour, on parlera de ce genre comme d’une mode passagère : il y eut les films de gangster dans les 30’s, le film noir dans les 50’s, et le film d’action dans les 80’s, la satire et la parodie dans les 90’s… et dans les années 2000… la contrefaçon (je veux dire les remakes).

Ils feront partie de cette frange de films que plus personne ne regarde, parce qu’ils ne sont pas assez artistiques pour traverser le temps, et plus assez dans les goûts du grand public du moment pour être ressortis des bacs par quiconque autre que des nostalgiques ou des historiens.

 

            Mais hé, c’est pas si grave ! Il faut penser à la relève ! Et il y en a : Bourne est le premier* à avoir montré sa nouvelle voie au film d’action, et la franchise Bond, qui plus que jamais fait preuve d’une inouïe capacité d’adaptation à son époque, est bien partie pour reprendre le flambeau. Pas de quoi être triste, donc !

Une chose est sûre cependant. Nous sommes en train de voir les derniers films de nos héros préférés. Profitons-en avant que ça ne soit du passé !

 

*En réalité, le premier a avoir « vu » le futur du cinéma d’action et à nous en avoir fait profiter, c’est John McTiernan et son « Die Hard 3 ». Mais personne à Hollywood ne s’en est rendu compte ! Du coup, le premier film à avoir une réelle influence sur ses contemporains fut « la mémoire dans la peau », aussi injuste cela soit-il vis-à-vis de McTiernan.

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Tous les commentaires de l'article:
Le jour de la prise de conS.W.A.T.

  • ahmed mailto

    ven 24 jui 2009 22:03

    fun

  • PELEDE mailto

    ven 01 mai 2009 13:55

    pas comme donne toujours envie de le revoir.

  • baby-dok mailto

    ven 17 oct 2008 14:55

    slt tous le monde

  • Romain

    lun 21 jan 2008 19:22

    VIVE LA TESTOSTERONE.
    Non aux C.G.I à l'excès et oui aux bonnes vieilles cascades qui sentent la sueur.
    Je soutiens ton combat de tous mes (petits) muscles!
    Courage.

  • Emile

    jeu 17 jan 2008 21:16

    d'où le titre Die Hard...

  • Beat Kiyoshi

    jeu 17 jan 2008 17:46

    L'oeil humide, pour avoir pleuré de honte en voyant ce qu'était devenu notre John McClane préféré.
    Franchement c'est pas humain de nous infliger ça !

  • Hoke

    mer 16 jan 2008 15:53

    héhé, c'est sûr, Die Hard 4 c'est pas l'idéal, mais avouez que vous l'avez vu avec l'oeil humide! (moi oui, en tout cas).

  • Beat Kiyoshi

    mer 16 jan 2008 15:47

    En même temps, si le phénomène de revival 80's c'est pour nous refiler des Die Hard 4, non merci !
    Concernant Stallone, y'a le Rambo qui s'annonce bien sanglant, et puis on pourra peut-être miser un peu sur le nouvel Indiana Jones pour nous refaire rêver !

  • Emile

    mer 16 jan 2008 15:34

    Et pourtant... On l'attend ce revival des 80's, c'est pas stallone qui dirais le contraire en tout cas....