Accueil Date de création : 05/01/08 Dernière mise à jour : 26/10/09 13:29 / 52 articles publiés

Medley de critiques  (Bousillages d'autres genres) posté le mardi 27 mai 2008 23:20

andrew dominik, brad pitt, cleaner, dominique bauby, julian schnabel, l'assassinat de jesse james par le lâche robert ford, le scaphandre et le papillon, les neuf reines, marc foster, mathieu amalric, renny harlin, samuel l. jackson, stay, the condemned

Voici quelques films parmi ceux que j'ai vu ce mois de mai, pour lesquels je suis incapable de faire une critique fouillée, mais qui méritent, en bien ou en mal, un petit papier.

 

L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (Andrew Dominik, 2007)

En voilà un bon film ! Sa réputation de lenteur extrême n’est absolument pas méritée, car c’est un film très chargé en informations, mais qui prend son temps pour les délivrer. Le seul défaut que je peux lui attribuer, est cette voix off très ennuyeuse qui parcourt le film, et qui est la moitié du temps totalement redondante avec ce qui nous est dit à l’image. Brad Pitt et Casey Affleck méritent amplement leur prix d’interprétation. Andrew Dominik, le réalisateur, a eu la bonne idée d’utiliser à nouveau cette tristesse insondable qui se cache dans le fond du sourire de Brad Pitt, et que Redford avait pour la première fois mis à jour dans « … et au milieu coule une rivière ». Excellent film, très rare.

 

Stay (Marc Forster, 2005)

Tout du long, j’ai cru que ce film était une resucée bâtarde du Sixième sens. Au bout du compte, ce n’était pas le cas. Mais c’est un film inabouti quand même. Espérons que le prochain James Bond, Quantum of solace, du même réalisateur (Marc Forster), sera plus réussi. Le film parvient à créer une ambiance étrange grâce à des raccords tous plus étranges les uns que les autres, des cadrages bien tordus, et des couleurs changeantes. Mais au bout du compte, même si on sent que le scénario voulait nous titiller là où ça fait pleurer dans les chaumières, la scène finale est trop démonstrative, et manque peut-être de la sobriété qui nous aurait enfin permis d’entrer dans le film. Dommage.

 

Les neuf reines (Fabian Bielinsky, 2002)

Un film d’arnaqueur arnaqué comme on les aime… mais pas franchement à la hauteur de la réputation qu’il s’est taillé dans le petit monde de la critique. Un bon film, dont on sent quand même venir le twist final de très loin, tant le réalisateur insiste sur certaines caractéristiques des personnages principaux. Néanmoins une bonne surprise.

 

The condemned (Scott Wiper, 2007)

Une série B qui cherche, à tort, à péter plus haut que son cul. Sur la trame ultra rebattue du groupe de taulards envoyés sur une île pour s’entretuer jusqu’au dernier, le film aurait gagné à rester à sa place, c'est-à-dire dans la catégorie gros actioner bourrin sans cervelle. Car dès qu’il cherche à faire la morale à son spectateur, on sent que la matière grise ne suit pas, et ça devient ennuyeux, pontifiant et foncièrement idiot. Dommage ! Avec 15 minutes et tout le pensum « c’est pas bien ce qu’on fait merde, c’est pas moral » en moins, on aurait pu avoir un bon gros B.

 

Le scaphandre et le papillon (Julian Schnabel, 2007)

J’avais un peu peur de le voir, celui-la. Vu le sujet, je m’attendais à une déferlante de bons sentiments et à un concours de performances : à qui pleure le mieux, à qui joue le mieux l’handicapé lourd… et même sa très bonne réputation n’a pas réussi à m’ôter les doutes. Après tout, les oscars récompensent pratiquement toujours ce genre de performance, même quand elles sont particulièrement caricaturales… Et bien au bout du compte, ce film est une excellente surprise : tout en pudeur et en retenue, il n’abuse pas de flashes-back larmoyants sur le passé du personnage histoire d’alimenter une narration défaillante comme ça arrive souvent pour ce genre de film, mais se concentre au contraire sur le vécu au présent de cette âme prisonnière de son corps. Pour atteindre une telle simplicité, nul doute qu’il faut un grand talent et beaucoup de travail. Je maintiens cependant que donner le césar du meilleur acteur à Amalric pour sa performance est une injustice flagrante pour les autres acteurs qui concouraient l’année dernière. Il joue très bien son personnage, mais il n’a quand même pas beaucoup de variantes à exprimer sur son visage paralysé. Ça n’enlève pas son talent à jouer Bauby, mais bon…

 

Cleaner (Renny Harlin, 2008)

Le dernier Renny Harlin est un film noir un peu mollasson, mais il tient à peu près la route… le genre de film qu’on regarde en vidéo d’un œil, en faisant autre chose sans jamais avoir problème pour suivre l’intrigue… Au cinéma, on sent quand-même quelques longueurs. Samuel L. Jackson ronronne, le scénario est bien carré, façon thriller de studio (autrement dit au bout de dix minutes on sait qui est le méchant), l’image est soignée, la morale est sauve, mais on ne s’ennuie pas trop. Un point positif, quand même, c’est la musique, dont un motif en quatre notes qui revient régulièrement sur toute la longueur du film, diffusant un sentiment nostalgique d’une qualité étrangement élevée pour un film si peu ambitieux.

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Tous les commentaires de l'article:
Medley de critiques

  • Emile

    sam 31 mai 2008 17:14

    Content que t'ais aimé Jesse James!