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Iron man - le climax de l'ère des geeks 80's  (Carnages critiques trilogiques) posté le lundi 05 mai 2008 17:00

1-Un nouvel espoir critique (1er avril 2008)

Je ne me suis pas encore remis de la bande annonce d’Iron man. C’est la raison pour laquelle cet article est posté si tard… étrangement, je ne savais pas quoi dire, tellement elle m’avait choqué… en bien ! L’armure est superbe, Downey jr. a l'air génial en héros pince-sans-rire, et… même Gwyneth Paltrow est jolie.  Les effets spéciaux, et surtout l’animation de ces effets, donne vraiment le sentiment que la BD est fidèlement retranscrite à l’écran. La même sensation de vérité (pour autant qu’il puisse avoir de la vérité dans l’adaptation d’un Comic Marvel, mais on se comprend) se dégage que celle qui nous avait envahi lors de la sortie du premier X-men. La BD était là, devant nos yeux, jusque dans ses faiblesses scénaristiques ! Et c’était grandiose !

La bande annonce d’Iron Man m’a immédiatement donné l’impression que le film faisait partie de mon panthéon perso. Le problème était réglé, il n’y avait bizarrement plus d’attente. Ce film m’était déjà familier. Impressionnant, ce que Favreau a réussi à faire avec cette bande-annonce. Mais à double-trachant, aussi. Le film peut du coup devenir très décevant. Mais comme pour Indiana Jones reprenant du service, ce vieux rêve de voir Tony Stark prendre vie à l’écran risque de brouiller les cartes : que le film soit bon ou mauvais, je risque fort d’être complaisant…

Mais après tout, qui a dit que l’objectivité était reine dans ce blog ?

 

 2-L’attaque de la critique (5 mai 2008)

Avec le même enthousiasme ému que la bande annonce, j’ai vu Iron man. Avec le même aveuglement du geek qui voit l’un de ses rêves réalisés, j’ai ri à chaque trait d’humour, exulté à chaque allusion à la bande dessinée, admiré les effets spéciaux, négligé les raideurs de la mise en scène, pour sortir de la salle heureux comme un gamin de six ans après son premier Disney. Aucune objectivité, aucune capacité à l’analyse, j’ai pris le film en pleine poire avec la banane, pendant 2h20 paradisiaques. Donc oui, comme prévu, je suis totalement complaisant avec Iron man.

Décidément, nous vivons une période cinématographique qui ressemble à s’y méprendre au paradis des geeks. Toutes ces choses dont nous rêvions depuis des années, qui n’étaient restées qu’au stade de l’imagination, ces histoires de fin du monde, de superhéros en tout genre, de nains, d’elfes et de Hobbits, prennent lentement mais sûrement le chemin des salles. Mais avant même qu’il y ait un terme pour désigner les tordus dans mon genre, capables de passer un week-end à relire toutes la collection de BDs de Wolverine d’un trait pour se donner l’impression de l’unité de l’histoire, au lieu de sortir jouer au foot avec des copains qu’ils n’ont d’ailleurs pas, les geeks ont toujours eu pour particularité de vivre dans la marge. C’était une sorte de fierté d’être fan d’un truc que la moitié des gens regardaient d’un œil condescendant. Comme les fous, seul les geeks reconnaissent les geeks, d’ailleurs : il n’y avaient qu’à un geek que l’on pouvait raconter avec admiration sans avoir de retour moqueur que dans Kickboxer, Van Damme s’entraînait à renforcer ses tibias en frappant le tronc d’un arbre… et que sa némésis, Tong Po, s’entraînait en frappant un pilier de béton qu’il faisait trembler sur ses bases à chaque coup ! Parce que c’était notre univers, et qu’après tout, on n’avait pas forcément envie de le partager avec le commun des mortels.

D’où mon questionnement : maintenant que la culture geek des années 80-90 est sur le devant de la scène, qu'elle ’est devenue la culture dominante, pour ne pas dire officielle (mais on n’en est pas super loin), qu’est-ce qui peut bien servir de refuge au geek actuel  de 10-12 ans? Qu’est-ce qui est pour lui cet objet précieux, qu’il chérit presque seul dans son coin, et qui le poussera, plus tard, à faire partie d’une communauté de tordus dans son genre, et à se faire des amis pour qui la vie n’est pas expliquée par les infos de 13h à la télé, mais par une obscure sous-culture méprisée de tous ?

C’est là, encore, que je me rends compte que je commence à me faire vieux. Iron man, Spiderman, Xmen, c’est encore mon trip. Je vis leur éclatement au grand jour avec bonheur, parce que ces films me rappellent cette longue période où seuls les autres me percevaient comme solitaire : moi, j’avais mes livres, mes BDs et mon Amiga 500. Mais que pense le geek  des années 2000 de ces sorties massives de films de superhéros? Pour lui, tout ça n’est peut-être déjà que de la grosse culture de masse, le genre de film pop-corn que tout le monde aime mais que personne n’adore, le macdo du cinéma actuel. Honnêtement, je n’en sais rien… je ne connais pas de gosse solitaire qui joue tout seul dans son coin. Je ne sais pas ce qui, actuellement, construit le geek dont la culture deviendra dominante dans 15 ans.

Décidément, je me fais vieux !

…Et attendez de voir la complaisance crasse dans laquelle je me roulerai en voyant Indiana Jones 4 !

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Le début de la fin  (Monocritiques explosives) posté le samedi 03 mai 2008 23:47

Cet article a été rédigé à l'origine dans le cadres des "points d'actu" de la bibliothèque de la Part-Dieu. Vous le trouverez ici.

La première séquence d’ Apocalypto résume clairement le propos du film : on y voit un tapir échapper à plusieurs reprises à ses chasseurs ; la première fois, il échappe à une tentative de saisie à mains nues, la seconde fois à un filet rudimentaire. C’est finalement un piège mécanique qui aura raison de lui, de la plus abominable des manières : en l’empalant sauvagement. Ce piège est une forme de technologie rudimentaire, donc le fruit de la civilisation.  L’idée est là : le bad guy du film n’est pas n’est pas un homme, ni même le diable. C’est la civilisation.

Apocalypto raconte comment les membres d’un petit village tribal sans histoire vivant en forêt seront victimes de ladite civilisation. Personnalisée par une expédition Maya issue de la ville voisine, la civilisation viendra les prélever directement dans leur berceau naturel et les traîner jusqu’à la ville, attachés en grappes.

Patte de Jaguar voit ainsi son village éradiqué, ses amis tués, et le reste du village, lui compris, est déporté vers la ville. Il parvient à s’échapper et à rejoindre la forêt voisine. S’ensuit une poursuite haletante au cours de laquelle le héros recouvre ses moyens et fait face à ses poursuivants.

Impressionnante parabole sur les méfaits de la civilisation et de la superstition sur les populations indigènes, ce film est réalisé avec les tripes, comme chacun des films de Mel Gibson (Braveheart, 1995, La passion du Christ, 2003).

Apocalypto nous offre quelques unes des images les plus fortes du cinéma contemporain : il oppose une représentation de l’existence digne du paradis perdu que n’aurait pas reniée Terrence Malick,  à une vision hallucinée de la décadence d’une civilisation. Gibson fait  ainsi de la ville Maya un lieu maléfique, tentaculaire, en croissance permanente, absorbant aveuglément  tout ce qui l’entoure : la nature, les hommes, leurs croyances, leur âme.

La dernière scène, magistrale, met toute la thèse du film en perspective, (ATTENTION SPOILER) en faisant croiser au héros le chemin d’une espèce dont le niveau de civilisation aura raison de tout son continent : le blanc. (fin du spoiler)

On peut avoir quelques réticences quant à l’utilisation de la caméra HD, qui donne parfois une impression désagréable de patine vidéo, ou quant à morale du film –surtout quand on connaît les dérapages récents du réalisateurs-, mais on ne peut lui reprocher sa violence graphique, totalement en adéquation avec le sujet. La mise en scène consiste en effet à nous faire ressentir au plus près des personnages leurs souffrances successives. La représentation de la violence y contribue, de même qu’elle ancre la fiction dans une réalité physique tangible. La volonté de réalisme est d’ailleurs telle qu’à la fin du film, on a l’impression de sortir physiquement de la forêt (ce qui est aussi une preuve de la grande qualité de la mise en scène). Gibson nous décrit un monde dont les déchirements ne font que commencer, qui retentissent jusque dans sa sève : sa terre et ses hommes. « La terre saigne », dit l’un des villageois prisonniers lorsqu’ils arrivent près de la ville Maya. Comme les hommes, qui sont promis, semble dire Apocalypto, à un destin funeste.

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Subjectivement vôtre  (Bousillages d'autres genres) posté le mardi 29 avril 2008 18:01

Encore un article sorti du tiroir, sur un film que j’avais pourtant bien apprécié :

Cloverfield est un tour de force, un trip hallucinant, une plongée en vue subjective dans le chaos d’un Manhattan attaqué par quelque chose d’énorme, une grosse bébête qui fout le bordel partout, détruit tout, et personne ne sait de quoi il s’agit. Le scénario a l’intelligence de ménager au début de l’histoire une introduction qui permet d’humaniser les personnages principaux, ce qui nous permettra de les accompagner volontiers sur le reste du métrage. Quand l’attaque survient, on a déjà oublié qu’on venait voir un film de destruction massive, les petites histoires de ces jeunes entrant dans la vie active nous passionnent suffisamment comme ça. Et puis l’impensable arrive. Impensable, parce qu’on n’y songe déjà plus. Inutile de vous dire que toute les cinq minutes quelque chose nous rappelle avec insistance les images encore vivaces du 11 septembre : les immeubles qui s’effondrent, les nuages de fumée, les gens qui errent dans les rues… tout est atrocement réaliste dans ce film. Le concept est d’ailleurs simple : le film est sensé être une cassette de caméscope retrouvée par l’armée dans Central Park, que l’on nous donnerait à visionner brute, sans montage. New York a été attaquée par un monstre d’une taille gigantesque, et a semé la panique et la mort partout sur son passage. Jamais le réalisateur ne déroge à cette règle de la caméra portée et de l’image du film. C’est énorme, quasiment inédit, mais c’est aussi la faiblesse du film. Attention, par faiblesse, je ne veux pas dire que ce film est inintéressant par moment, ça n’est jamais le cas. Non, mais le concept d’accompagner un groupe de personnages dans leur confrontation avec une catastrophe sans jamais recourir à un point de vue « divin », c'est-à-dire un point de vue global où l’on verrait toutes les forces en présence, a déjà été exploité. Il y a eu d’abord Cannibal holocaust, puis Blair Witch project... et bientôt Diary of the dead, REC, et Quarantine (remake de REC). Le film de « bobines récupérées » est d’ailleurs en passe de devenir un genre à part entière.

La guerre des mondes n’est pas un film de « bobines récupérées », mais il applique comme eux la règle du point de vue unique. En quoi est il alors un film bien plus définitif que Cloverfield ou Blair Witch ? Où y a-t-il une différence entre Cloverfield et la guerre des mondes ? Tout simplement dans la mise en scène. Dans Cloverfield, celle-ci consiste uniquement à faire caméra-vidéo-dans-les-mains-d’un-type-normal-confronté-à-ces-évènements-qui-le-dépassent : cadrages pourris, mouvements aberrants, tremblements, tout ça fait partie de la mise en scène. C’est très bien, c’est ce qui nous immerge dans le film. C’est donc une force du film. Mais je disais que c’est aussi sa grande faiblesse, parce que la mise en scène ne se limite qu’à ça. Dans La guerre des mondes, outre une caméra bien plus libre qu’à l’accoutumée, nous avons un réalisateur qui sait faire de l’image. Quelqu’un qui sait leur donner une signification symbolique, qui sait marquer les esprits. Ça fait partie de la mise en scène, et ça demande un talent certain. Dans Cloverfield, on ne trouve pas de moment glacial comparables à l’effroi qui s’empare de nous en voyant des cadavres flotter dans la rivière ou passer un train enflammé à pleine vitesse. Et on ne risque pas non plus d’avoir droit à un somptueux panoramique sur un paysage devenu rouge flamboyant. Au début de Cloverfield, on prend bien soin de mettre le caméscope dans les mains du simplet de service, assumant le fait que toutes les erreurs de cadrages et les bévues dans la manipulation du caméscope viendront uniquement de lui. (Il faut reconnaître que l’utilité dramatique du personnage est de moindre importance que celle des autres, alors le fait qu’on ne le voie pas ne joue pas en sa défaveur). Le scénario de Cloverfield s’applique trop à justifier ses faiblesses, alors que Spielberg les compense et les sublime grâce à sa mise en scène. Des résultats opposés pour des films qui partaient apparemment sur la même approche de mise en scène.

Ne vous méprenez pas, Cloverfield est un film superbe, qu’il faut absolument aller voir en salle. C’est une véritable expérience, et il serait dommage de ne pas la vivre sur grand écran. Mais il faut quand même relativiser sa qualité par rapport à La guerre des mondes, qui est probablement le premier chef d’œuvre de science fiction des années 2000.

Cloverfield est un bon film, une authentique expérience, mais je crois bien que je ne le reverrai pas.

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Hancock, la "comédie avec des superhéros que l'on attendait?"  (Carnages critiques trilogiques) posté le vendredi 25 avril 2008 17:24

Pas sûr…

Un nouvel espoir critique

Superhero movie s’est planté aux états unis. Nul ne sait si c’est parce que le boycott de la Weinstein company par les fanboys (voir ici pour les raisons de l’appel au boycott) a fonctionné, ou juste parce que le film n’intéressait personne. Pourtant, le marketing prétendait à qui voulait l’entendre que ce n’était pas un spoof movie (autrement dit, une parodie bien lourdingue façon scary movies et y’a-t-il un flic, agent secret ou exorciste pour sauver quelque chose), mais bien une « comédie avec des superhéros dedans ». De la même manière que Shaun of the dead était une comédie avec des zombies et non pas une parodie de film de zombie. Ceci dit, tout le monde n’est pas Edgard Wright : il faut être finaud pour parvenir à équilibrer les éléments d’une comédie pour qu’elle ne tombe pas dans le ridicule.

Mais je m’égare : je n’ai pas encore vu superhero movie, dont l’affiche dit quand même tout le contraire du département marketing, puisqu’elle est pompée sur celles de tous les derniers spoof movies en date (voir la photo ci-dessus). Tout ça pour en venir au sujet du jour : Hancock : l’histoire d’un superhéros dépressif et quasi SDF incarné par Will Smith, qui rencontre un conseiller en communication. Celui-ci le persuade de le laisser reprendre en main son image de marque.

Après un teaser alléchant sorti il y a quelques mois déjà, voici que débarque enfin une bande annonce plus complète, et elle fait envie. Plus que jouer simplement sur les clichés du film de super héros, ou sur la simple transposition parodique de scènes d’autres films (voyez la bande annonce de superhero movie). Il semblerait que le film repose sur une véritable histoire, peut-être un peu mince, mais pas plus que celles de 90% des grosses productions américaines (soit dit sans méchanceté, je suis quand même bien fan de pas mal de films considérés comme décérébrés). Le personnage principal semble voué à évoluer au cours de l’histoire, et les gags à accompagner cette évolution, sans les ralentir ou les parasiter –ou servir de prétexte- comme c’est souvent le cas dans les spoof movies. De plus, on peut noter vers la fin de la bande-annonce un gag sur le harcèlement sexuel (avant de sauver une femme, il lui demande la permission parce qu’il va devoir toucher son corps pour la porter) qui laisse présager de la présence de quelques neurones dans le scénario. Je n’irai pas jusqu’à espérer que le film soit une charge contre l’obsession du politiquement correct qui pourrit le cinéma d’action depuis le milieu des années 90, mais s’il pouvait appuyer un peu là où ça fait mal aux censeurs une fois ou deux, je ne cracherais pas dessus.

Le sens du tempo comique de Smith semble être convoqué avec le même talent que le fit Barry Sonnenfeld dans ses deux Men in Black, alors il ne nous reste plus qu’à espérer que l’histoire ne tienne pas sur du papier à cigarette (Wild wild west, quelqu’un ?).

Peter Berg réalise, ce qui est un gage de sérieux (c’est aussi ce qui me laisse un peu espérer quelques bonnes charges contre le politiquement correct, puisque Berg est quand même le réalisateur d’une des comédies noires les plus déjantées de la fin du vingtième siècle, very bad things) et même son Bienvenue dans la jungle, dont le scénario tient gentiment sur un cure dent, fait partie de mes plaisirs coupables : bastons à gogo, the Rock en grande forme, comédie ras-des-pâquerettes. Le réalisateur est passé à la vitesse supérieure en nous offrant The kingdom l’année dernière, un film d’action politique plutôt très bien, même si la campagne marketing et le buzz qui l’ont précédé ont un peu gâché la fête : on nous a fait miroiter un chef d’œuvre, on n’a eu qu’un bon film, d’où déception.

Hancock fait envie, donc. Il faudra patienter jusqu’en Juillet pour le voir. Rendez-vous cet été pour la deuxième partie de cet article, l’attaque de la critique !

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10 000 Baillements Cafardeux  (Bousillages d'autres genres) posté le mercredi 23 avril 2008 12:30

Je racle les fonds de tiroir en ce moment. Et j'y retrouve quelques papiers, comme celui-là:

10 000 est un film Emmerichien par excellence : il ménage tellement son spectateur qu’on l’oublie à peine sorti de la salle. Pourtant, les films sur la préhistoire ne sont pas si fréquents. C’est dire le degré zéro d’intérêt du métrage.

Mais paradoxalement, on s’ennuie peu en le voyant. Il respecte à la lettre les règles structurales du cinéma américain et entretien un rythme ronronnant qui parvient presque à endormir le spectateur une ou deux fois, mais sans tout à fait y arriver. C’est juste que le scénario est une telle accumulation de clichés qu’il en devient indigeste. Un héros maladroit devenu « chef de chasse » à la suite d’un malentendu, un amour de jeunesse kidnappé à sauver des griffes d’un méchant caricatural, des dreadlocks en guise de caractérisation physique de la tribu (je ne m’y ferai jamais), une suite de prophéties qui vont toutes s’accomplir les unes après les autres, un deus ex machina final bien tiré par les cheveux, histoire de rendre l’histoire encore plus mystique… et des personnages qui parlent tous anglais –ou français, si comme moi vous n’avez pas pu le voir en VOST. Sans oublier ce risible syndrome du sourcil parfait de Camilla Belle, qui en rajoute dans l'impression surréaliste. Je tire sur une ambulance, mais jetez un coup d'oeil à la photo ci-dessus pour apprécier la qualité IM-PRE-SSION-NANTE des effets spéciaux numériques. Et pourtant, ce film a coûté très-très cher. 

Emmerich m’avait pourtant relativement impressionné avec son Le  jour d’après, qui supporte plutôt bien le revisionnage (comparé à ses autres films).

Pour 10 000, je ne sais pas, parce que je ne le reverrai probablement jamais.

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