Le temple d’or (Firewalker, Jack Lee Thompson, 1986)
Le grand Chuck Norris dans ses basses œuvres. Le temple d’or est un sous Allan Quatermain et les mines du roi Salomon, qui est lui-même un sous Indiana Jones. Filmé n’importe comment, il nous donne droit à un alignement ridicule de scènes idiotes. Pas la moindre punchline Norrissienne provocatrice à se mettre sous la dent, la blonde de service est plus maligne que les deux acolytes héros du film (Chuck et Louis Gossets Jr.) Même les bastons sont molles, c’est dire !
Même pas drôle, l’ennui prévaut. Je passe.
Superman III (Richard Lester, 83)
Je ne suis pas très fan de Superman dans tous les cas : je le trouve falot et chiant, et puis je n’arrive pas à admettre que ce type puisse changer d’identité –et surtout ne pas être reconnu- en se contentant de chausser des lunettes. Le troisième opus de la série originelle avait une sale réputation, la faute à des producteurs sans scrupules qui avaient récupéré les droits et fait un film à moindre coût pour s’en mettre plein les fouilles… et force est de reconnaître que ce film est encore plus ridicule que les précédents. Les situations sont abracadabrantes et les effets spéciaux à vomir. Ceci dit, pris au 8000e degré, c’est assez savoureux (il faut voir le sérieux de Christopher Reeves, volant le bras tendu en avant sur fond de matte-paintings foireuses !) Mais à tout prendre, il vaut mieux voir autre chose.
Truands (Frédéric Schoendorffer, 2007)
C’est cruel de revenir sur ce ratage complet, dont on dirait qu’il a été réalisé par un étudiant qui n’aurait pas écouté ses cours de cinéma. D’autant que les deux premiers longs du réalisateur étaient plutôt exceptionnels. Dans celui-là, rien à sauver : le jeu des acteurs est ridicule (le pompon absolu à Philippe Caubère, l’homme pour qui les termes surjeu et cabotinage ont été inventés), les rares scènes d’action sont filmées en pensant à autre chose, les transitions sont d’une maladresse à faire peur, et la conduite du récit est, au mieux, totalement à côté de la plaque. Et encore, mon jugement n’est pas dicté par la déception car je n’attendais rien de ce film, vu les critiques assassines qui l’avaient accueilli à sa sortie.
A sound of thunder (Peter Hyams, 2003)
Probablement le film le plus maudit du début de ce siècle. Dès l’étape de la pré-production, il a eu du mal à se monter : des retards, des désistements, Pierce Brosnan qui devait avoir le rôle principal, puis qui s’est désisté. Probablement la décision la plus sage de toute sa carrière. Une fois filmée avec Edward Burns à la place, l’ « œuvre » a eu encore un tas de problèmes, des coupes dans le budget, d’autres retards, qui ont fait que tout le monde a préféré le mettre au placard plutôt que de le sortir. Le studio a fini par nous le donner en pâture en direct-to-video, et on en comprend la raison : les effets spéciaux ne sont pas terminés ! Les trois quarts du film contiennent des effets numériques, et ils ne les ont pas finalisés ! Il arrive souvent qu’on ait d’ailleurs l’impression qu’ils ont laissé les images de prévisualisation dans le montage… ce film est une bérézina complète, et pourtant, en le voyant, je me suis dit que s’il avait pu être terminé, il aurait pu être pas mal… le scénario, bien que très tiré par les cheveux (c’est de la SF à base de voyage dans le temps, ça peut pas être rationnel de toute façon !) est équilibré, les personnages sont assez intéressants, et les péripéties bien réalisées, si on ne tient pas compte des effets spéciaux complètement restés au stade embryonnaires. Dommage, au fond.
Quatre étoiles (Christian Vincent, 2006)
Une comédie romantique, Française de surcroît, ce n’est pas un film vers lequel on se dirige avec facilité. On s’attend à voir surgir la réflexion sociale à tous les coins de plan… Mais ô miracle ! Que voilà une histoire rondement menée, avec peu de rôles différents, mais tous savoureux et très-très bien incarnés par leurs acteurs respectifs. Isabelle carré, abonnée aux rôles de jeunes filles éthérées et névrosées, s’éclate dans celui d’une jeune femme lumineuse décidant de faire fi des conventions sociales le temps de profiter d’un petit héritage en claquant tout son fric sur la côte d’Azur. Là-bas, elle croise un homme dont le comportement exubérant l’intrigue et l’attire irrésistiblement. Elle entreprend de le séduire par tous les moyens, quand bien même il ne montre pas le moindre signe d’attirance pour elle. José Garcia est lui dans un registre qu’il connaît par cœur, et fait des merveilles en parvenant à donner chair à un personnage d'escroc sans passé et sans avenir, qui vit et n’existe qu’au jour le jour.
Seuls two (Eric & Ramzy, 2008)
Pas très marrant. Un peu chiant. Filmé comme un téléfilm France 3. Si peu d’enjeux dans l’histoire que la tension a tendance à s’évanouir très vite, ne laissant place qu’à un joli concert de bâillements. La liste des défauts est longue. Celle des points positifs l'est moins: oui, les images de Paris totalement vides sont impressionnantes, oui c’est rigolo de voir Eric et Ramzy cabotiner en jouant avec le mobilier. Cinq minutes. L’histoire commence vraiment-vraiment très tard à pointer le bout de son nez, et les paupières sont déjà très lourdes à ce moment-là. Tous les acteurs sont mauvais, et les principaux aussi : ils ne jouent pas, ils jouent à jouer. C’est tout le problème de leur humour infantilisant : on ne peut pas construire de personnages crédibles dessus. Un peu de distance, c’est marrant, trop, c’est chiant.
Et là, comme dans leurs autres films, c’est chiant. Mais je n’ai pas encore vu Steak.











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