Jugez plutôt : un méchant russe défiguré gardant un souvenir traumatisé de sa dernière confrontation avec Chuck, décide d’organiser un débarquement Soviétique aux Etats-Unis et d’envahir le pays. Mais c’est sans compter avec Chuck, qui n’a pas dit son dernier mot…
Un pitch totalement improbable, un méchant caricatural, un héros indestructible et un alignement de scènes d’action toutes plus marrantes les unes que les autres, Invasion USA est sans conteste LE chef-d’œuvre de Chuck Norris. Sans rire : de tous les films avec lui que j’ai pu voir jusqu’à présent, c’est pour le moment le seul que je peux revoir avec plaisir. Ceci dit, je ne les ai pas encore tous vus… il y a peut-être d’autres perles dans sa filmo qu’il me faut encore découvrir.
Invasion USA est en tout cas très représentatif de la vague de héros d’action bodybuildés à la mode dans les années 80. Avec sa chemise grande ouverte, son jean moulant et son holster en cuir marron, Norris s’est créé un personnage-type dont je m’étonne encore qu’il ne l’ait pas repris dans une ou plusieurs suites. Pour le coup, je le regrette, car le film est plutôt bien foutu et ses punchlines sont particulièrement nombreuses et savoureuses. A voir évidemment en VF, pour profiter encore plus de l’immédiateté de ces phrases (d’autant que les traducteurs ont fait de très gros efforts pour rendre les textes spectaculaires).
Chuck n’a aucun point faible dans ce film ; c’est aussi ce qui en fait le charme, comme Schwarzenegger dans Commando (sorti la même année) : l’hypocrisie qui consiste à créer un suspense de courte durée en essayant de nous faire gober que le héros court un quelconque danger régulièrement dans le film, est totalement abandonnée. Le réalisateur se concentre donc sur la manière dont Chuck dessoude les méchants, rendant le film bien plus sincère dans sa démarche, et plus spectaculaire dans ses actions.
Jusqu’à nouvel ordre (peut-être le premier Delta Force ou les Porté Disparu me feront changer d’avis ?), Invasion USA (Joseph Zito, 1985) est le film de Chuck Norris qu’il faut voir. Je vous le recommande fortement.











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